Archives pour la catégorie Evénements

Colloques, conférences, séminaires …

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LES SEXUALITÉS ADOLESCENTES

Colloque de la revue Adolescence – 9 décembre 2017

Programme de la journée

MATINÉE

  • 9h00 : Accueil des participants
  • 9h30 : Ouverture de la journée par les organisateurs, Fanny Dargent et Nicolas Rabain
  • 9h45-10h45 : Conférence du Pr. François Richard: Œdipe et bisexualité

Discutant : Jacques Dayan

  • 10h45-12h00 : 1ère table ronde – SEXUALITÉS PLURIELLES
  • Isée Bernateau – Sexualités plurielles
  • Valérie Adrian Transsexualisme à l’adolescence

Modératrice : Mi-Kyung Yi

DÉJEUNER : 12h00-13h30

APRÈS-MIDI

  • 13h30-15h15 : 2ème table ronde – L’ (EXTRA-) ORDINAIRE DE LA SEXUALITÉ DANS LA CURE
  • Jacques Dayan – « Quelque chose a été choisi… »
  • Guy Cabrol – La nuit sexuelle, part adolescente de la sexualité
  • Benoît Servant – Le sexuel et les limites

Modérateur : Philippe Givre 

PAUSE : 15h15 – 15h45

  • 15h45-17h30 : 3ème table ronde – PERVERSIONS TRANSITOIRES
  • Élise Pelladeau – Le crime sexuel
  • Éric Bidaud – Visage du sexe et sexe du visage
  • Vincent Estellon – Les sex-addicts

Modérateur : Jean-Yves Chagnon

17h30-18h : Conclusions de la journée par Jacques Dayan et François Richard

ARGUMENT

« Qui pose des questions aura des mensonges en guise de réponse », ironisait Winnicott. Comment entendre et parler alors de l’(extra-)ordinaire de la sexualité dans les cures d’adolescent ? C’est bien souvent dans l’écart entre ce qui est dit et ce qui est montré que se loge la conflictualité inhérente au processus adolescent. Si les adolescents savent très bien ce qui les excite, la construction de l’identité sexuée reste quant à elle problématique. L’adolescent est un être sexuellement désorienté, malgré les identifications œdipiennes qui le travaillent. Son vif désir rencontre de puissants obstacles : l’inhibition ou, à l’inverse, une sur-sexualisation paradoxalement défensive peuvent en être l’issue.

En 1997, la Revue Adolescence publiait une monographie sous le titre Sexualités. En vingt ans, les nouvelles technologies ont considérablement modifié leur quotidien : connexion permanente démultipliant les « contacts », images et vidéos partagées, pornographie en libre accès…  Si l’amour et la sexualité ont conquis les écrans et parcourent les réseaux sociaux, ces formes actuelles ont-elles pour autant profondément modifié les représentations et les conduites des adolescents ? De la même façon, l’évolution sociétale, et plus particulièrement la plus grande tolérance vis-à-vis des sexualités « minoritaires », a-t-elle eu un impact sur cet âge de la vie, marquée par l’entrée en force du courant sensuel ?

Si les modèles psychanalytiques de l’adolescence aident à penser les bouleversements de la puberté et ses effets manifestes ou latents, les sexualités plurielles sont-elles à entendre comme destin du polymorphisme de la sexualité infantile ou comme l’effet plus spécifique du processus de subjectivation adolescent réinvestissant l’infantile ? L’objet amoureux est-il aussi un objet subjectalisant ? Peut-on enfin concevoir ces sexualités plurielles comme des formes de « perversions transitoires » dont témoigneraient les bousculades (contre-) transférentielles ?

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YGLa Société Psychanalytique de Paris (SPP) fait appel à vous tous pour réaliser son projet de s’installer dans un nouveau lieu, qui donnera corps aux buts qu’elle poursuit auprès des
personnes intéressées à la psychanalyse et liées à la SPP.

Pour marquer cette nouvelle étape historique du développement de la SPP, Nathalie Joly donnera un spectacle de soutien à la SPP

Je ne sais quoi

d’après les chansons d’Yvette Guilbert et sa correspondance avec Sigmund Freud,

le dimanche 14 février 2016 à 17h, au Théâtre Adyar, 75007

Un savoureux et très beau spectacle sur l’admiration musicale que Freud vouait à Yvette
Guilbert.* David Jisse, France Culture

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  • Conférence :

Souffrances de l’idéal ; les idéologies

La conférence à Lyon aura lieu samedi 21 mars 2015 de 9h30 à 11h30 à l’Université Lyon Lumière 2, quai du Rhône. (pour les étudiants en psycho du département « Formation en Situation Professionnelle »

Les idéologies sont des pathologies de l’idéal qui ont toujours atteint nos sociétés, mais qui nécessitent aujourd’hui une attention particulière, et l’aide d’une réflexion psychanalytique pour tenter de les comprendre et de neutraliser leurs dérives les plus néfastes. Notre société actuelle semble en effet souffrir à nouveau d’une perte d’idéaux à long terme, terrain propice pour ces caricatures pathologiques que sont les idéologies, faites de pensées pauvres, d’images ou de slogans, contenant mal l’action immédiate.

Ainsi le monde de l’image, de la publicité aux émissions télévisées et à internet, est hanté par une idéologie séductrice, poussant à la consommation rapide, sans prise en compte des conséquences et du temps à long terme. Les addictions, les migrations incessantes qui en résultent poussent à la dissolution des liens familiaux. La solitude qu’elle produit, déguisée en idéologie de l’autonomie, accroît la vulnérabilité aux dérives intégristes, xénophobes ou sectaires, et à de multiples thérapies magiques. La bureaucratie, l’accumulation de capitaux peu accessibles, la création de monstres financiers sont d’autres conséquences d’idéologies qui se sont substituées au pouvoir patriarcal de l’autorité, sans que le gain en soit évident.

Pour que la psychanalyse puisse contribuer à endiguer toutes ces dérives, elle ne doit pas elle-même se muer en croyance, mais tendre à une démocratie suffisante qui encourage  la qualité et la diversité des idéaux, qui font la richesse et le sel de la vie.

François Duparc